Le souci d'éliminer certains inconvéients du bois et du charbon de bois a orienté les recherches vers deux solutions différentes.

 

Bois torréfié ou charbon roux.

Mr le professseur DUPONT l'a obtenu en ne poussant pas à fond la carbonisation.

Il a ainsi fabriqué un produit appelé charbon roux ou bois torréfié, qui n'est plus tout a fait du bois proprement dit (donc ne contient pas d'eau et distille peu) et n'est pas encore du charbon (donc n'est pas friable et n'absorbe pas l'eau).

Le bois est torréfié en tre 100 et 290 °, mais c'est vers 275°~290° que les produits obtenus paraissent être les plus satisfaisants ; vers ces températures, ils possèdent, en effet, un pouvoir calorifique supérieur à celui des bois cuits à plus basse température.

Le pouvoir calorifique du bois torréfié est de 5.700 à 6.800 cal kg/kg., suivant la température de cuisson.

 

 

Agglomérés.

Il en existe de plusieurs types de formes et de compositions différentes, suivant le procédé de fabrication dont ils dérivent.

Certaines usines proposent des agglomérés constitués par des mélanges de charbon de bois et de charbon minéral qui ont l'avantage de n'exiger qu'une faible proportion de liant.

Les agglomérés de charbon de bois pur, dont la réactivité est meilleure sont moins aisés à obtenir, notamment en raison de la difficulté que l'on éprouvait à associer une très forte compression avec un débit suffisant des presses.

Ces dernières étaient le plus souvent des roues à empreintes (Sahut Conreur) avec lesquelles on abtenait des boulets-type "CARBONITE-ETAT" ou des machines a moule ouvert (Boulet & Cie) dans lesquelles on pouvait réaliser une compression sensiblement plus élevée (procédé DUFRESNE).

Les machines à moule ouvert présentaient en outre l'avantage de fonctionner avec des mélanges froids.

Voici, sommairement, la suite des opérations de la fabrication des agglomérés : le charbon de bois est pulvérisé, puis mélangé avec un liant (goudron, brai, etc.), et la pâte est formée en boulets à l'aide d'une presse ; les boulets sont enfin recuits à l'abri de l'air.

Un aggloméré de bonne fabrication n'absorbe pas l'eau ; il peut-être manipulé sans précautions. A la combustion, chaque boulet s'amenuise en conservant sa forme et les voûtes ne sont pas à craindre. Les boulets donnent peu de poussière, ils n'absorbent pas l'eau : on peut éteindre les boulets incandescents dans l'eau et s'en ressservir peu de temps après.

En raison de leur grande densité les agglomérés donnent au véhicule, à volume de trémie égal, un rayon d'action beaucoup plus étendu.